Céline Pardo
Après avoir obtenu l’Agrégation de lettres classiques en 2005, je me suis consacrée à une thèse de doctorat (Paris 4, Sorbonne Université) sur les pratiques plus ou moins expérimentales de diffusion et de création de poésie hors des circuits de l’imprimé, de l’après-guerre jusqu’au milieu des années soixante en France. Une grosse partie de mon travail s’est ainsi concentrée sur la radio, laquelle s’est avérée être un terrain de recherche littéraire des plus passionnants. Ma thèse a été publiée en 2015 aux PUPS sous le titre La Poésie hors du livre (1945-1965). Le poème à l’ère de la radio et du disque. Depuis, mes recherches portent sur les écritures et pratiques poétiques des XXe et XXIe siècles, les relations entre littérature et radio, les archives sonores de la littérature.
Manon Houtart
Après un master en Arts et Langages à l’EHESS, je me suis penchée avec beaucoup d’enthousiasme sur les rapports entre radio et littérature dans le cadre de mon mémoire de master en Journalisme culturel à la Sorbonne Nouvelle. Actuellement doctorante (aspirante FNRS) à l’Université de Namur sous la direction de Denis Saint-Amand, ma recherche porte sur les liens ambivalents qu’ont entretenu les écrivains surréalistes belges et français avec la radio (créations, lectures, entretiens), et plus largement avec la voix et l’art des sons. En collaboration avec Florence Huybrechts, nous tentons par ailleurs de dresser un état des lieux des archives littéraires radiophoniques en Belgique afin de favoriser les recherches dans ce domaine.
Florence Huybrechts
Après un master en Langues et littératures françaises et romanes (ULB), j’ai consacré mon doctorat à la musicographie des écrivains de l’entre-deux-guerres (L’écrivain mélomane, entre presse et livre. Pratiques, éthique et genres d’un discours sur la musique, à paraître). Tout en poursuivant ma réflexion autour des relations texte-musique/son et en affinant une méthodologie mixte (analyse formelle/sociologie du littéraire), j’axe désormais mes recherches sur l’histoire et l’esthétique de la création radiophonique. Avec un intérêt particulier pour les années 1950-1975, j’explore des champs de production peu étudiés, voire ignorés du monde académique : la fiction radiophonique en Belgique francophone et en Suisse romande.